Résumé

Machiavel Oeuvres politiques de Machiavel (1847)

Aussi bientôt le prince s'attira la haine commune. Objet de haine, il éprouva de la crainte; la crainte lui dicta les précautions et l'offense, et l'on vit s'élever la tyrannie. Tels furent les commencements et les causes des désordres, des conspirations, des complots contre les souverains. Ils ne furent pas ourdis par les âmes faibles et timides, mais par ceux des citoyens qui, surpassant les autres en grandeur d'âme, en richesse, en courage, se sentaient plus vivement blessés de leurs outrages et de leurs excès.
Source : Gallica

Machiavel Oeuvres politiques de Machiavel (1847)

Tous les trésors ne sont rien sans de bonnes troupes. La puissance d'un pays ne le défend pas seule; la fidélité, la bienveillance des alliés, ne durent point; êtes-vous hors d'état de les défendre à votre tour, ils ne peuvent vous être fidèles. Les montagnes, les lacs, les lieux les plus inaccessibles deviennent d'un facile accès, quand ils sont dépourvus de vaillants défenseurs. Les trésors, au lieu de vous servir, ne servent qu'à exciter de plus en plus contre vous la cupidité des ravisseurs, et il n'y a pas d'opinion plus fausse que celle qui veut que l'argent soit le nerf de la guerre.
Source : Gallica

Machiavel Oeuvres politiques de Machiavel (1847)

Les dieux immortels vous laissent tellement les maîtres du parti que vous avez à prendre, qu'il ne tient qu'à vous de décider s'il existera ou non un peuple latin; vous pouvez avoir avec le Latium une paix perpétuelle, en employant, à votre choix, ou la rigueur ou la clémence. Voulez-vous sévir contre des vaincus livrés à votre discrétion , ce peuple va disparaître. Aimez-vous mieux, à l'exemple de vos aïeux, augmenter les forces de la république en leur donnant le droit de cité, jamais occasion plus glorieuse d'accroître le peuple romain.
Source : Gallica

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