Résumé

L'expédition de Charles VIII en Italie… (1888)

Mais voici que ce que n'ont pu faire tous les seigneurs de France, une femme le fait en vous empêchant de passer en Italie. La chrétienté tout entière a les yeux tournés vers Votre Majesté; je vous laisse à penser, Sire, quelle réputation sera la vôtre si l'on peut dire que, pour une femme, vous négligez de secourir le seigneur Ludovic et son frère, le cardinal, dans le péril où ils se sont mis afin de servir Votre Majesté, et que, pour une femme, vous aurez perdu un aussi grand et aussi beau royaume que celui de Naples.
Source : Gallica

L'expédition de Charles VIII en Italie… (1888)

Le 1er novembre, pendant que Pierre de Médicis était auprès de Charles VIII, le grand dominicain s'écriait du haut de la chaire de SainteMarie-des-Fleurs : « Voilà que l'épée s'est montrée, les prophéties se réalisent, les châtiments commencent ; c'est le Seigneur qui conduit ces armées. O Florence ! le temps des chants et des danses est passé ; le temps est venu de pleurer amèremement tes fautes. Ce sont tes péchés, ô Florence ! ce sont tes péchés, ô Rome ! ce sont tes péchés, ô Italie! qui sont la cause de ces châtiments (2) ! »
Source : Gallica

L'expédition de Charles VIII en Italie… (1888)

« Quant à ce que t'a dit Maximilien, sur ce qu'il ne voudrait pas voir la ruine du roi de Naples, écrivait-il à Érasme Brasca, tu lui déclareras que notre dessein a toujours été conforme au sien. Il suffira que ce roi soit abaissé et que le roi Très Chrétien se trouve empêché de conquérir le royaume de Naples (2) . » Le projet qu'avait Maximilien d'obliger Charles VIII à rester en France, en se faisant donner le commandement des troupes françaises, coïncidait à merveille avec les efforts que Ludovic avait déjà tentés pour empêcher le roi de France de venir en Italie.
Source : Gallica

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