François-Auguste Alexis Mignet

Résumé

François-Auguste Alexis Mignet Rivalité de François Ier et de Charles-Quint… (1875)

Aussi avait-il tourné vers lui les regards du monde et les espérances d'une partie de l'Allemagne qui, menacée, d'être envahie par les Turcs, sembla prête à le prendre pour chef du saint-empire, à la mort de Maximilien. De là vint à François Ier la dangereuse ambition qui fit de lui le compétiteur de l'archiduc Charles à la couronne, impériale et commença entre les deux princes, jusque-là appliqués à vivre en bon accord, la longue rivalité qui devait les transformer en ennemis durant plus, d'un quart de siècle.
Source : Gallica

François-Auguste Alexis Mignet Rivalité de François Ier et de Charles-Quint… (1875)

La dynastie napolitaine était restaurée, sans qu'il eût désormais rien à craindre de sa part. Il n'y avait plus que des potentats italiens en Italie. Mais Ludovic, qui s'applaudissait de ses menées, n'était pas au bout de ses périls : le successeur de Charles VIII devait être plus redoutable pour lui que ne l'avait été Charles VIII pour la famille qui régnait à Naples. Ce successeur était Louis XII, qui, petit-fils de Valentine de Milan, s'était porté depuis longtemps comme le légitime héritier des Visconti.
Source : Gallica

François-Auguste Alexis Mignet Rivalité de François Ier et de Charles-Quint… (1875)

Une semblable perspective devait sourire à Léon X, qui n'aurait vu que des princes nationaux depuis les frontières de Naples jusqu'aux revers des Alpes, et qui désirait avec passion récupérer Parme ainsi que Plaisance et se rendre maître de Ferrare. Aussi s'entendit-il bientôt avec Charles-Quint pour expulser François Ier du duché de Milan et de la seigneurie de Gênes, comme il s'était d'abord accordé avec François Ier pour enlever à Charlès-Quint le royaume de Naples; mais, avec sa duplicité accoutumée, il devint l'allié secret du premier tout en restant l'allié apparent du second.
Source : Gallica

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