Résumé

Portrait de Mignet Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

Il ajouta qu’à cette cour on ne voulait plus entendre parler du traité de Noyon, et il prétendit avoir déclaré à l’empereur que le roi d’Angleterre ne souffrirait jamais qu’il envahît le duché de Milan. Afin de mieux les tromper, il parlait fort mal de Léon X, qui, après avoir trahi secrètement François Ier, venait de l’attaquer ouvertement dans la Lombardie, de concert avec l’empereur. « Le pape voudrait, disait-il, qu’on chassât tous les étrangers de l’Italie, et que, par les mains des uns, on pût jeter les autres dehors. »
Source : Wikisource

Portrait de Mignet Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

« Dieu soit loué de ce que ce n’est pas moi qui commence la guerre, et de ce que le roi de France veut me faire plus grand que je ne suis! Car en peu de temps, ou je serai un bien pauvre empereur, ou il sera un pauvre roi de France [61] . » Il avait déjà fait signifier à François Ier, par son ambassadeur Philibert Naturelli, qu’il le considérait comme étant d’intelligence avec Robert de La Marck et avec Jean d’Albret, qui n’auraient pas osé envahir le Luxembourg et réunir une armée contre la Navarre sans son agrément et son assistance [62] .
Source : Wikisource

Portrait de Mignet Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

Afin de s’attacher encore mieux le puissant ministre qui disposait des sentimens de son maître aussi bien qu’il dirigeait ses affaires, il lui avait fait espérer la tiare. « Le roi très chrétien m’a chargé de vous écrire, mandait au cardinal d’York sir Thomas Boleyn, que si vous aspiriez au saint-siège, il pouvait vous assurer quatorze cardinaux. Des deux partis qui sont en présence, les Colonna et les Orsini, il vous donnera les Orsini... Il est convaincu que le roi d’Angleterre et lui ne font qu’un, et que nul ne peut être empereur ni pape, si cela ne leur plaît à tous deux [16] . »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature