Résumé

F.A. Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

Malgré la courageuse fierté avec laquelle il avait répondu à la déclaration de guerre de Henri VIII, François Ier sentait combien il lui serait difficile de résister à tant d’ennemis prêts à l’attaquer sur tant de points. S’il avait été vraiment habile ou seulement bien inspiré, il aurait renoncé à ses ruineux héritages d’Italie, qu’il fallait sans cesse conquérir et qu’on ne pouvait pas garder, qui depuis un quart de siècle avaient englouti un si grand nombre d’hommes, coûté des sommes si considérables d’argent, et qui épuisaient le royaume sans pouvoir en réalité l’agrandir.
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F.A. Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

Un immense cri de désapprobation s’éleva contre eux à leur sortie du conclave. — « Pourquoi, leur disait-on, n’avez-vous pas élu un de vous [15] ! » — Plus morts que vifs [16] , ils allèrent s’enfermer dans leurs demeures, qu’ils n’osèrent pas quitter de quelque temps dans la crainte d’être maltraités, ou tout au moins insultés par le peuple [17] , irrité d’un choix qui blessait l’orgueil italien et semblait menacer la sécurité romaine. Le danger d’une translation du saint-siège en Espagne parut si imminent, qu’on afficha sur les murailles des maisons : Rome est à louer [18] .
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F.A. Mignet Rivalité de Charles-Quint et de François Ier…

La fortune secondait partout cet heureux empereur. IL avait dompté de Bruxelles, avec l’épée du connétable et de l’amiral de Castille, les comuneros insurgés d’Espagne, et la haute noblesse avait rétabli pour lui l’obéissance parmi le peuple au-delà des Pyrénées, en y étendant contre elle-même l’autorité monarchique. Il avait vaincu par ses généraux en Lombardie le roi de France, rejeté de l’autre côté des Alpes, et il était rentré dans la suzeraineté de Milan.
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