Résumé

Jacques de Dampierre Un Glorieux centenaire - Marignan

Unifiée, affinée, outillée pour la guerre comme pour la paix, la France de François Ier est déjà donc, en 1515, un État moderne, non pas certes dans le sens démocratique que nous attribuons aujourd’hui à ce mot, mais dans celui de puissance cohérente et disciplinée, qui, de Machiavel à la Révolution française, dominera de son idéal la politique générale. Par son unité morale et politique, autant que par ses réserves financières et militaires, elle est alors la plus grande force qu’il y ait en Europe au service d’une volonté unique.
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Jacques de Dampierre Un Glorieux centenaire - Marignan

Depuis plus de vingt ans, l’Italie, anarchique et somptueuse, était le domaine d’élection où les rois de France venaient déployer leur force militaire et leur faiblesse diplomatique, où nos gentilshommes allaient chercher des passes d’armes et des richesses et d’où notre civilisation recevait à la fois des idées renouvelées de l’antique, des formules d’art encore inconnues, des raffinemens de vie et des élémens de corruption.
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Jacques de Dampierre Un Glorieux centenaire - Marignan

Mécontens de paraître s’enfuir sans combattre, n’admettant pas qu’ils pussent être vaincus, la plupart des Suisses rassemblés dans Milan refusaient d’accepter une solution pacifique. Plus papalin que le Pape lui-même, le cardinal Schinner saisit l’occasion. Il sut enflammer ses compatriotes par les mots qui leur allaient au cœur et, s’il ne put tous les convaincre, au moins eut-il la folle joie de lancer la plupart d’entre eux en une attaque brusquée, héroïquement téméraire, sur le camp de François Ier, posté sans défiance à Marignan.
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