Résumé

Victor Doinet Compiègne et les échos de Berlin… (1861)

L'Autriche ne veut plus être la gardienne du vieux droit monarchique, elle sait trop ce qu'il en coûte de tenir tête à son époque. Malheureusement la volonté ne suffit pas. Ce n'est pas que la force lui manque; mais sa force, si l'on peut ainsi parler, n'a pas d'unité nationale, et elle est plus matérielle que morale. L'empereur d'Autriche subit une situation que la tradition et les traités lui ont faite. Il n'est pas facile à un souverain, si résolu qu'il soit, de rompre en un jour avec une politique séculaire.
Source : Gallica

Victor Doinet Compiègne et les échos de Berlin… (1861)

La question de l'Italie a dominé toutes leurs préoccupations, parce que la paix dans le présent peut seule assurer la réalisation des grands travaux de l'avenir, et que l'Europe tout entière est intéressée au maintien de la paix.
De l'unité de vues, de l'accord complet il y a loin, en langage diplomatique, à un pacte d'alliance politique. Un pacte d'alliance n'est qu'un engagement écrit ; entre deux souverains loyaux et chevaleresques, une parole échangée suffit.
Source : Gallica

Victor Doinet Compiègne et les échos de Berlin… (1861)

L'Autriche, en fédéralisant ses possessions, ne seraitelle pas, au point de vue des progrès sociaux et du principe même des nationalités, plus habile que le Piémont, qui veut unifier l'Italie si disparate dans ses éléments, en les assujettissant à une même domination? L'unité italienne, telle que l'a conçue le Piémont, n'est-elle pas un imprudent empiétement sur l'avenir?
La position géographique de l'Italie est, nous le reconnaissons, un précieux argument en faveur de son unité absolue. Des Alpes à la Méditerranée la place est belle pour une grande nation.
Source : Gallica

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