Résumé

Armand Lévy L'empereur Napoléon et le roi Guillaume (1861)

C'est plus facile pour la Prusse que pour tout autre.
« Si je fusse né prince allemand , disait Napoléon à Sainte-Hélène, j'aurais certainement réuni les trente millions d'Allemands sous mon sceptre, et, les connaissant comme je les connais, ils ne m'auraient jamais abandonné. »
La France d'aujourd'hui n'a point la petitesse de redouter une Allemagne forte et grande, pas plus qu'elle n'a redouté une Italie grande et forte. Elle verrait, au contraire, avec joie, qu'il y eût une grande nation allemande et une grande nation italienne comme une grande nation française.
Source : Gallica

Armand Lévy L'empereur Napoléon et le roi Guillaume (1861)

Venise et ses provinces ne sont pas moins indispensables à un royaume d'Italie que Naples et Rome. Quand le roi Victor-Emmanuel sera en possession de Naples, de Rome et de Venise, il sera temps de délibérer sur la reconnaissance du royaume d'Italie. — Reconnaître le royaume d'Italie, c'est proclamer l'unité de l'Italie; c'est donner un grand encouragement aux sociétés secrètes allemandes qui prétendent établir l'unité de l'Allemagne par des moyens violents et anti-sociaux que tous les gouvernements confédérés doivent réprouver, même alors qu'ils approuveraient le but final que l'on poursuit.
Source : Gallica

Armand Lévy L'empereur Napoléon et le roi Guillaume (1861)

La Prusse peut-elle s'exposer, en s'empressant de reconnaître le royaume d'Italie, ce qui donnerait à ce royaume une grande force, au reproche d'avoir sacrifié l'intérêt allemand?— Enfin, l'Autriche n'aurait-elle pas un juste sujet de se plaindre de la Prusse, car la Prusse aurait donné à l'Italie une grande force morale, et l'aurait aidée à développer et à compléter sa puissance militaire, au moment où les organes du gouvernement du roi Victor-Emmanuel s'accordent à proclamer qu'ils déclareront la guerre à l'Autriche aussitôt que leurs préparatifs seront terminés?
Source : Gallica

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