Guiseppe Gallavresi

Résumé

Guiseppe Gallavresi Le Marquis Visconti Venosta

L’Italie, qui était fière de le conserver comme un vestige vivant de la génération à laquelle elle doit son existence politique, a entouré de regrets universels sa fin digne d’un sage et d’un chrétien. Tous les partis se sont associés au deuil national plus vivement ressenti par les montagnards des vallées que les ancêtres de M. Visconti Venosta avaient dominées et défendues. Et l’écho de ces hommages se propagea même au delà, des Alpes dans cette France où le grand diplomate avait puisé bien des élémens de son éducation politique, et qu’il aimait comme une seconde patrie des esprits libres.
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Guiseppe Gallavresi Le Marquis Visconti Venosta

Néanmoins, la Vénétie ne fut point considérée comme une conquête de l’Italie, mais bien comme un cadeau que son vieil ami l’empereur Napoléon lui transmettait après l’avoir reçu de l’Autriche. L’embarras se mêlait à la reconnaissance au sujet d’une acquisition revêtue de formes que l’on considéra comme un peu humiliantes. Il fallut toute l’habileté et surtout la dignité de maintien de Visconti Venosta pour empêcher l’Italie de sortir amoindrie de cette impasse.
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Guiseppe Gallavresi Le Marquis Visconti Venosta

L’Italie, qui avait eu tant à souffrir du principe d’intervention appliqué à tort et à travers par l’Autriche gardienne des traités de 1815, assistait alors au spectacle nouveau et réconfortant d’un peuple ami, qui s’exposait à tous les risques de la guerre pour refréner les prétentions et les empiétemens du Cabinet de Vienne. Les troupes françaises descendaient des Alpes, accouraient hâtives et joyeuses sur la rivière de Gènes pour accomplir un exploit qui restait vraiment chevaleresque, même si la France devait en recueillir quelques augmentations de territoire.
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