Résumé

Léopold d' Eytier La Politique française [par L. d'Eytier… (1860)

L'Angleterre n'a conservé au Nord que l'alliance de la Prusse, parce qu'elle flatte ses idées d'agrandissement en Allemagne, pour tenir l'Autriche en échec. Du reste en Prusse, comme en Italie, comme en Hongrie, elle fait un travail d'unité. Isolée du côté des tètes couronnées, elle marche avec les peuples, avec la révolution ; si la France et l'Angleterre maintiennent énergiquement le principe de non-intervention, la révolution s'accomplira sans que la paix du monde soit troublée.
Source : Gallica

Léopold d' Eytier La Politique française [par L. d'Eytier… (1860)

Jetons un coup d'oeil sur les cabinets de l'Europe et rendons-nous compte de cette étrange situation, qui n'est pas la paix, parce que toutes les puissances épuisent leur budget en armements formidables : qui n'est pas la guerre, parce qu'avant d'attaquer la France, il faut que les rois comptent avec les peuples ; et voyons quelle pensée fatale, inévitable, a conduit les choses au point où elles en sont.
L'Autriche, cette taupe de l'absolutisme, avait, depuis 1815, activement continué son travail souterrain : la diplomatie avait jeté un réseau serré sur toute l'Italie.
Source : Gallica

Léopold d' Eytier La Politique française [par L. d'Eytier… (1860)

Ce n'est pas seulement l'Italie qui joue son
va-tout, c'est pour elle-même une question de vie ou de mort. Il ne s'agit plus de savoir si elle gagnera ou perdra une province, c'est la question d'être ou de n'être pas qu'elle confie au sort des armes. Elle comprend la grandeur du péril et s'y prépare ; elle a trois ennemis en face : l'Italie qui, au printemps, plus tôt peut-être,pourra mettre en ligne cinq cent mille soldats; la Hongrie, qui n'attend que le signal pour en appeler à la révolution du despotisme qui pèse sur elle, et la banqueroute.
Source : Gallica

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