Victor Doinet, Rêve de Flavien (1869)
“ « Ce n'est pas un reproche, chère Marthe, lui dit Jeanne. Notre amitié est trop nouvelle pour qu'elle n'ait pas ses réserves... et puis, je sais qu'il est si doux de vivre en soi et pour soi, même entouré de tout ce qui nous est cher! Vous avez vu ces deux cygnes; -ils vous ont offert l'image du bonheur... deux coeurs enlacés glissant doucement sur les ondes tranquilles, et arrivant ainsi au but du voyage... A moi, ils ont rappelé l'Océan et ses orages. Jugez combien diffère l'état de nos âmes. » Marthe, amenée aux douces confiances, laissa le nom de Flavien tomber de ses lèvres. ”
