Résumé

L'Unité de l'Allemagne et l'équilibre européen (1869)

Le principe nouveau, proclamé par la France du second Empire, est le respect des nationalités.
Le principe des nationalités, dans la phase actuelle de la civilisation européenne, c'est la négation de la conquête, c'est le désarmement dans la mesure du possible, c'est l'application de toutes les forces vives des peuples à toutes les sources du travail et, par là, l'avénement des masses au bien-être et aux honneurs de la dignité humaine.
Si la Prusse aspire à l'impérissable honneur d'unifier l'Allemagne dans ce but élevé, il faut l'aider
Source : Gallica

L'Unité de l'Allemagne et l'équilibre européen (1869)

L'indépendance politique est un fait et non un droit absolu ; ce fait, à part d'autres conditions indispensables, résulte principalement du degré de civilisation émancipatrice qui détermine pour chacun sa place véritable dans l'association de la grande famille européenne. Tant qu'il y aura des races mineures dans son sein, l'indépendance universelle sera du domaine de l'utopie.
Aujourd'hui la domination autrichienne coordonne tous ces éléments divers dans une unité géographique plus ou moins compacte, qui a souvent montré sa vigueur.
Source : Gallica

L'Unité de l'Allemagne et l'équilibre européen (1869)

L'unité de l'Allemagne, légitime et par là même inoffensive en tant que but, devient un épouvantail dès qu'elle est soupçonnée de n'être qu'un moyen.
Ce soupçon engendre et justifie les susceptibilités inquiètes de la France, et la solidarité qui lie la Prusse à la Russie, par ce chaînon hétérogène slave qu'elle retient, donne à ces inquiétudes des proportions destructives du développement commercial et industriel, menaçantes pour l'ordre social.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature