Résumé

Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier La presse allemande et l’entrevue des trois empereurs à Berlin

La seule chose à dire, c’est que pour les états les plus menacés, l’Autriche et la France, le plus grand péril n’est pas au dehors, le plus grand péril est au dedans. Le péril de l’Autriche, on l’a vu, c’est ce dualisme allemand-hongrois qui détruit l’idée de la grande association autrichienne, qui tient 16 millions de Slaves en dehors du droit politique, qui peut les pousser au désespoir et disloquer l’empire. Le péril de la France, c’est l’incertitude de nos destinées et la menace croissante du radicalisme.
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L’ennemi des gouvernemens, quels qu’ils soient, l’ennemi de l’ordre et de la liberté, l’ennemi de tous les droits et le perturbateur de tous les devoirs, c’est l’esprit de révolution qui, ne sachant plus où porter ses coups dans une société fondée sur la justice, s’attaque à la société elle-même. Ne serait-ce pas à l’organe de cet esprit de ruine, ne serait-ce pas à l’Internationale que l’empereur d’Allemagne a pensé quand il a réuni à Berlin ses augustes hôtes ?
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Une seule idée les animait : étouffer les Slaves, les faire disparaître comme peuple, les obliger à se fondre dans les deux races dominantes, les contraindre à devenir, ceux-ci des Allemands et ceux-là des Hongrois. L’invitation adressée à l’empereur François-Joseph par l’empereur Guillaume Ier leur paraissait l’annonce d’une alliance avec l’Allemagne prussienne ; ils la saluaient, Allemands et Hongrois, comme la défaite définitive des Slaves.
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