Résumé

Servus Bismark dévoilé, conseils politiques du docteur Servus… (1872)

Mais l'Europe, de plus en plus édifiée tous les jours, fait retour sur elle-même, et, à aucun prix, elle ne veut permettre à la Prusse de réaliser ses projets ambitieux. Si la guerre éclate entre la Russie et la Prusse, elle s'interposera entre les deux adversaires et empêchera la lutte, à moins que M. de Bismark ne se croie assez fort pour la braver.
S'il en arrivait ainsi, la France serait à l'avant-garde; l'Autriche, l'Italie, l'Angleterre revenue aux saines traditions de sa politique la suivraient, et la Russie marcherait sur Berlin.
Source : Gallica

Servus Bismark dévoilé, conseils politiques du docteur Servus… (1872)

En face d'un ennemi, qui ne prend plus la peine de cacher son ambition et ses projets liberticides, il est temps que l'Europe se recueille, s'interroge et ne se laisse pas surprendre, une fois de plus, maintenant surtout que le péril lui est signalé.
La politique de Berlin se complaît dans cette idée que l'Europe est atteinte de dégénérescence ; qu'elle en arrive au suicide, par excès même de civilisation, si l'Allemagne ne lui impose pas sa vitalité et sa fécondité de ressources. C'est cette infatuation de l'Allemagne qui fait sa force et son prestige actuels aux yeux de l'Europe.
Source : Gallica

Servus Bismark dévoilé, conseils politiques du docteur Servus… (1872)

Désormais, Sire, c'est à vous, c'est à l'Allemagne triomphante, placée sous votre direction, qu'incombe la mission providentielle de sauver l'Europe, en abattant la Russie et en rendant l'orgueilleuse Angleterre à jamais impuissante.
L'Europe politique met tout son espoir dans la Russie, et là est le danger actuel qui menace l'Allemagne. Vous devez prévenir vos ennemis, les empêcher de tramer votre perte et de nouer contre vous une coalition redoutable.
Source : Gallica

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