Résumé

Ce que nous réserve la prochaine Guerre… (1893)

Elle voulut reprendre la France en sous-oeuvre, et, cette fois, bien et dûment l'achever ; mais la Russie s'y opposa. Force lui fut de changer ses batteries, et elle monta la machine de guerre qu'on appelle la Triple-Alliance.
Son idéal, l'idéal de tout bon Allemand, est de réunir en un seul faisceau, ou plutôt en une seule main, tous les éléments teutons du Continent, et de devenir ainsi, après avoir abattu, per fas et nefas, les principales Puissances de l'Europe, l'arbitre et, pour ainsi dire, la souveraine du monde.
Source : Gallica

Ce que nous réserve la prochaine Guerre… (1893)

Les peuples, pris de vertige, enfouissent chaque année plusieurs milliards dans un gouffre sans fond, en fabrication de machines de guerre qui, l'année suivante, sont jetées au rebut, sans le moindre profit, sans le moindre effet utile pour l'humanité. Tout cet argent, tout ce travail immense reste complètement improductif, et tout est constamment à recommencer ; c'est un véritable tonneau des Danaïdes. Il est impossible, si cela continue, que toute fortune publique n'y sombre, et que chaque nation n'arrive à son tour à la banqueroute et à la guerre sociale.
Source : Gallica

Ce que nous réserve la prochaine Guerre… (1893)

Le total de la population de l'Empire d'Allemagne s'élèvera alors a 63 millions, dont 40 millions pour la Prusse seule.
A partir de ce moment, l'Allemagne, ou plutôt la Prusse, n'ayant plus aucun contrepoids, sera maîtresse de l'Europe, et il n'y aura plus de limite à son ambition que sa fantaisie ou son intérêt.
La France et la Russie seront annihilées; l'Angleterre n'est pas à compter sur le Continent ; l'Italie et l'Autriche ne seront que des hochets entre les mains du Colosse.
Source : Gallica

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