Hongrois

Définition et enjeux

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot,  La Hongrie de l'Adriatique au Danube… (1883)

“ Le paysan hongrois se reconnaissait à son large chapeau, à ses longs cheveux noirs encadrant sa figure hâlée, à ses moustaches pendantes, à sa courte pipe et à sa bunda qu'il porte hiver et été, — quand il fait beau, les poils en dehors, et quand il pleut ou qu'il fait froid, les poils en dedans. Maigre, élancé, nerveux, le Hongrois a la physionomie ouverte, loyale, le regard brillant, doux et fier, les pommettes saillantes du Tartare et l'attitude calme et rêveuse du Turc. Robustes comme la terre qui les porte, on n'imagine pas des paysans plus beaux. ”
Source : Gallica

Portrait de Robert de Traz Robert de Traz,  Dépaysements (1923)

“ Parce qu’il est terriblement seul au milieu des peuples qui le détestent quand ils ne le craignent pas, le Hongrois se sent enfermé dans sa race et solidaire de tous ses compatriotes — de là peut-être, en Hongrie, ce tutoiement universel. Persuadé d’être supérieur à ses voisins plus nombreux, le Hongrois leur a longtemps imposé sa langue et sa culture. ”
Source : Gutenberg

William Rey,  Autriche, Hongrie et Turquie, 1839-1848 (1849)

“ Les Hongrois, les Croates et l'Autriche.
Le Hongrois vante, non sans raison, son pays comme une miniature fidèle de l'Europe, pour la variété des climats, des productions et des richesses minérales ; mais, hélas ! ce même pays est aussi l'Europe pour la multiplicité des races et pour leurs haines mutuelles. A ne juger que d'après la carte, on trouve la Hongrie si bien, si nettement dessinée, munie de barrières naturelles si puissantes, que la nature semble avoir destiné ce bassin à la force et à l'unité politiques
”
Source : Gallica

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