Amélie Fliche, Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)
“ Nous-mêmes, nous reprenons la route d'Agram, car des miasmes s'élèvent lentement des marais. La fièvre guette ici sa proie. Par-dessus les flots calmes, nous arrive cette fois le son d'une kobsa et la belle et claire voix de ténor d'un paysan qui s'accompagne sur cet instrument primitif. Une tache noire flotte sur le miroir de la Save : c'est un bredvos, portant des campagnards vers la capitale croate ou vers quelque village de la ville opposée, lourd esquif plat, presque aussi large que long, et dont la forte proue carrée s'élève au-dessus de l'eau. ”
