Résumé

Amélie Fliche Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)

Nous-mêmes, nous reprenons la route d'Agram, car des miasmes s'élèvent lentement des marais. La fièvre guette ici sa proie.
Par-dessus les flots calmes, nous arrive cette fois le son d'une kobsa et la belle et claire voix de ténor d'un paysan qui s'accompagne sur cet instrument primitif. Une tache noire flotte sur le miroir de la Save : c'est un bredvos, portant des campagnards
vers la capitale croate ou vers quelque village de la ville opposée, lourd esquif plat, presque aussi large que long, et dont la forte proue carrée s'élève au-dessus de l'eau.
Source : Gallica

Amélie Fliche Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)

Notre train s'arrête trois quarts d'heure, sans raison apparente, en vue de cette jolie scène ; puis il reprend sa marche peu rapide et nous amène à Mád Zomber. Voici de nouveau les plaines désertes, les immensités incultes, parcourues d'innombrables troupeaux qui font des taches sombres à l'horizon. Là, un puits : d'un côté, une troupe de chevaux; de l'autre, des vaches, qui ne se mêlent pas les uns aux autres. Ces grands troupeaux sont une source d'étonnement sans fin pour le voyageur. Près d'eux, des chiens de berger au long poil, nez pointu, queue en panache, pareils à des loups.
Source : Gallica

Amélie Fliche Le pays des Magyars ouvrage : voyage en Hongrie (1893)

Ce parc, cher à la population de Pesth, était un vaste marécage. On l'a drainé en y établissant un lac artificiel, et cette nappe d'eau, avec ses cygnes et ses barques de toutes couleurs, fait la joie des promeneurs, qu'on y voit ramer ou pêcher avec une gravité étonnante. Pour le bourgeois de Pesth, un tour sur les chevaux de bois et une promenade dans les allées est une nécessité de chaque dimanche. S'il en était privé, sa chope de bière elle-même perdrait de son charmé, et il faudrait au moins une émeute
ou une inondation du Danube pour l'empêcher de s'y rendre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature