Résumé

Gabriel Thomas Du Danube à la Baltique : Allemagne… (1888)

Sur la plate-forme de Presbourg, le roi de Hongrie reçoit la couronne de Saint-Etienne et brandit son fer aux quatre coins de l'horizon.
Puis le jour vint où prirent fin les croisades, la chevalerie, les temps de poésie et l'âge héroïque de la féodalité ; où les peuples ne surent plus s'ébranler sous un grand souffle, comme les chênes que le vent incline dans la forêt. Alors les troubadours se taisent, et les vieux donjons n'inspirent plus de fabuleuses légendes. C'est le temps de Luther, où l'Allemagne se déchire.
Source : Gallica

Gabriel Thomas Du Danube à la Baltique : Allemagne… (1888)

Ici, le Danube coule dans une large plaine, que limitent deux lignes parallèles de collines très éloignées. A l'est de la ville, le fleuve se rapproche de la chaîne septentrionale, laissant à peine, entre ses rives et les escarpements rocheux, une bande étroite de prairies. Le temple s'élève au fond du demi-cercle que dessinent les hauteurs ; et, dominant cet amphithéâtre, il étend son horizon sur toute l'immense vallée. De loin, on aperçoit la façade blanche du monument, le fronton, les colonnes au-dessus des pentes gazonnées et des bosquets épars sur le flanc du coteau.
Source : Gallica

Gabriel Thomas Du Danube à la Baltique : Allemagne… (1888)

Sur cette croupe allongée, une immense forêt de chênes étend son ample manteau de verdure qui retombe le long des deux versants. Là-bas, à l'autre extrémité de ces hauteurs, s'élève près de Detmold, sur la rotonde gothique du Grotenbourg, la statue colossale d'Arminius. Mais est-ce bien le vainqueur de Varus qu'ont chanté les bardits de Klopstock ? Est-ce lui encore qui se tient debout, appuyé sur son bouclier, le cimier du casque orné des ailes de l'aigle et la pointe de l'épée dirigée vers les nuages ? Peut-être attirera-t-elle un jour le tonnerre sur l'orgueilleux monument.
Source : Gallica

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