Résumé

Portrait de Victor Duruy Victor Duruy Causeries de voyage. De Paris à Bucharest… (1864)

Faisons-en le tour avant d'atteindre Passau, car, arrivés là, nous n'aurons plus d'yeux que pour la rive.
Ce que le chemin de fer est à la diligence, le steamboat l'est au navire à voiles : de la fumée, des cendres, du bruit, un mouvement saccadé, une forme ramassée et disgracieuse.
Comme science et industrie, c'est magnifique ; comme art, c'est bien laid, à côté du navire chargé de sa voile latine, qui s'incline au vent et ondule doucement sur la vague qui l'emporte. Le fleuve à présent est presque aussi désert qu'une voie ferrée.
Source : Gallica

Portrait de Victor Duruy Victor Duruy Causeries de voyage. De Paris à Bucharest… (1864)

En Autriche ils héritent volontiers de l'Etat, à la différence d'autres pays où l'Etat hérite parfois d'eux.
Mais si l'art est pauvre dans la ville, la nature déploie dans la campagne toutes ses magnificences. Tant que nous avions monté, j'avais été plus sage que la femme de Loth : pas une fois je n'avais regardé en arrière. J'en fus récompensé lorsque je me retournai : le spectacle était éblouissant. Devant moi, sur la rive gauche, les montagnes de Bohême accouraient en moutonnant au bord du grand fleuve, comme un troupeau de buffles gigantesques qui venaient s'y désaltérer.
Source : Gallica

Portrait de Victor Duruy Victor Duruy Causeries de voyage. De Paris à Bucharest… (1864)

Aussi on dirait un jardin; c'est vraiment le jardin de l'Allemagne.
Entre les collines doucement arrondies que nous apercevons, serpentent routes et ruisseaux, et se cachent de petites villes où l'air, le soleil et la campagne pénètrent de tous côtés; où l'on rit, où l'on aime; mais aussi, hélas! où l'on joue. Tout l'été, le pays de Bade est en fête ; les étrangers y affluent et la pluie d'or qu'ils laissent tomber fait germer le bienêtre sous leurs pas. En Prusse tout est militaire, ici tout est pastoral.
Source : Gallica

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