Victor Duruy,
Causeries de voyage. De Paris à Bucharest…
(1864)
“ Faisons-en le tour avant d'atteindre Passau, car, arrivés là, nous n'aurons plus d'yeux que pour la rive. Ce que le chemin de fer est à la diligence, le steamboat l'est au navire à voiles : de la fumée, des cendres, du bruit, un mouvement saccadé, une forme ramassée et disgracieuse. Comme science et industrie, c'est magnifique ; comme art, c'est bien laid, à côté du navire chargé de sa voile latine, qui s'incline au vent et ondule doucement sur la vague qui l'emporte. Le fleuve à présent est presque aussi désert qu'une voie ferrée. ”
