Heinrich Heine,
Poëmes et légendes
“ Ah ! c’est une lutte unique, un unique tournoi. La fantaisie, effervescente et folle, voilà le cheval du Minnesinger. L’art lui tient lieu de bouclier, et il a pour glaive le verbe. Du balcon tapissé, de belles dames regardent avec gaîté. Mais la vraie dame n’est pas parmi elles, avec la vraie couronne de lauriers. Il y a des gens qui sont pleins de santé quand ils s’élancent dans la lice, tandis que nous, minnesinger, nous y descendons déjà mortellement blessés. ”
