Auguste Barbier,
Trois passions
(1868)
“ GUSTAVE. 81 Sais-je bien seulement s'il existe sur terre Un être qui pour moi porte le nom de père, Si m'attend quelque part le désir d'un ami ? Art, famille, amitié, tout est mis en oubli ; J'aime, je suis aimé !... voilà pour moi la vie, Le vrai bonheur du corps et de l'âme ravie ; La gloire, les honneurs, tout le reste n'est rien. L'ombre du mouvement, le fantôme du bien... Oui, sur le globe entier, par toute la nature Si changeante d'aspect et si vive d'allure, Il n'est que deux objets réellement vivant : Mon amante et mon coeur d'ivresse palpitant. ”

