Résumé

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Chez les poètes : études, traductions et imitations en vers (1882)

Ah ! je ne me plains pas si déjà je succombe! Tout chemin mène au ciel - le plus court m'est séant. J'entends le gouffre vert avant que je n'y tombe Entonner de ma mort le rauque et sombre chant : J'ai vécu sur les flots, je dois trouver ma tombe Dans l'Océan.
Ainsi chante un pirate échappé du naufrage Sur le bout d'un rescif que l'onde va couvrir. - La mer monte, l'entraîne... et comme avant l'orage Le vent folâtre et doux se remet à courir; L'onde reprend aussi son murmure sauvage
Source : Gallica

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Chez les poètes : études, traductions et imitations en vers (1882)

Qu'est auprès d'un baiser savoureux, l'ambroisie Des purs festins de l'art et de la poésie, Et que sont les transports du cerveau le plus grand Auprès des bonds, d'un coeur aimant ?
Inspiré de GOETHE.
VANITAS VANITATUM
Je ne mets mon esprit sur rien, C'est pourquoi je me trouve bien : Qui veut me tenir compagnie Ne songera plus qu'au bon vin Et le boira jusqu'à la lie : Hourra!
Sûr l'argent je mis mon esprit, Avec l'argent l'ennui me prit : L'argent est comme un flot qui roule, Quand d'une main on le saisit De l'autre bien vite il s'écoule.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Chez les poètes : études, traductions et imitations en vers (1882)

Je crois avoir plongé dans un sommeil Dont il ne m'est resté nulle trace au réveil.
De mon corps vieux les forces sont usées Et celles de mon coeur encor plus épuisées.
J'ai sur le dos un lourd fardeau d'ennuis Et plus d'accablements que porter je n'en puis.
Le monde est plein de souci, de souffrance Qui conduisent mon âme à la désespérance.
Ah! quand je songe au passé si lointain, Si promptement fuitif, je suis pris de chagrin;
Et le chagrin m'emporte comme une onde Qui se brise et se perd en une mer profonde...
Source : Gallica

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