Auguste Barbier,
Chez les poètes : études, traductions et imitations en vers
(1882)
“ Ah ! je ne me plains pas si déjà je succombe! Tout chemin mène au ciel - le plus court m'est séant. J'entends le gouffre vert avant que je n'y tombe Entonner de ma mort le rauque et sombre chant : J'ai vécu sur les flots, je dois trouver ma tombe Dans l'Océan. Ainsi chante un pirate échappé du naufrage Sur le bout d'un rescif que l'onde va couvrir. - La mer monte, l'entraîne... et comme avant l'orage Le vent folâtre et doux se remet à courir; L'onde reprend aussi son murmure sauvage ”
