Louis Veuillot

Louis Veuillot

Résumé

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Les couleuvres (1869)

C'était la vierge encor qui vivait dans l'épouse, C'était l'honneur, la paix, — c'était la Chasteté.
Et je compris les pleurs que l'amant dut répandre, Et je compris l'époux qui chantait son bonheur ; Et je connus aussi la femme forte et tendre Qui hors de sa maison, sur la boue et la cendre Savait ne rien verser des choses de son coeur.
Or sa grâce parfaite était cachée en elle, Fleur de son âme saine et de son coeur charmant. Mais cette beauté-là, cette fleur immortelle, L'amour seul en jouit et l'art seul la révèle. L'art, c'est aussi l'amour; le peintre est un amant.
Source : Gallica

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Les couleuvres (1869)

SOUFFRE, ô coeur gros de haine,affamé de justice !.... En nos jours infestés de triomphes pervers, Plein d'horreur et d'ennui, je me redis ce vers Comme André dut le dire au chemin du supplice.
Il faut se taire, il faut que le juste pâtisse, Que sa lèvre et son bras portent les mêmes fers, Que l'insulte s'ajoute à tant de maux soufferts, Et qu'à masque levé la fraude s'applaudisse.
Nul refuge! Partout on les verra vainqueurs.
Ceux dont ils n'ont pas fait des sbires sont claqueurs ;
Le monde est leur conquête et veut qu'on le salisse.
Source : Gallica

Portrait de Louis Veuillot Louis Veuillot Les couleuvres (1869)

Les hommes et les dieux sont-ils ce qui paraît! Eh quoi! non-seulement le roi de l'Empyrée Ne trouble pas mon coeur de la terreur sacrée, Mais il a ce maintien d'un personnage faux, Comme si ses papiers n'étaient pas sans défauts, Ni son titre assez clair à juger mon affaire?... O Dieu! que j'entrevois un étrange mystère : D'un mot tu peux m'ouvrir ou la vie ou la mort, Mais tu n'es pas le juste, et c'est moi qui suis fort!
En fréquentant ses dieux, l'époux de Galatée S'estimait trop soi-même et devenait athée. Des penseurs d'autrefois c'était le tort commun
Source : Gallica

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