Anatole Alabe, Chants d'amour : ma première gerbe littéraire (1895)
“ CHANTS D'AMOUR 19 Quoiqueje sois fougueux bien moins qu'enthousiaste, Que mon amour grandi soit encore aussi chaste, Je pressens néanmoins l'ineffable plaisir Que j'aurais à te voir partager mon désir ; Puisque le même instant vit naître notre flamme. Que ton âme à jamais se marie à mon âme ! C'est mon voeu le plus cher, c'est celui qu'à ton tour Tu dois former enfin si tu m'aimes d'amour. Ce n'est point, crois-le bien, un doute que j'exprime : De ta réserve, hélas! puis-je te faire un crime? Pas plus que je ne puis m'empêcher d'espérer, Ou défendre à mon coeur de beaucoup désirer. ”
