Jean-Marie-Paul. Épaves poétiques… (1931)
“ Oui ce rêve était là, devant moi, sur la Terre, Et sa réalité bourrelait ma misère. Quoi ! ce rêve si haut, rêve même des deux, Ce bonheur inouï que convoitent les dieux, Un mortel comme moi, en goûtait l'alicante Et moi, je conservais, une soif dévorante ! J'ai cependant aussi, l'esprit de m'élever, Des sens pour désirer, un coeur chaud pour aimer, Je sens mon sang aussi, bouillonner de jeunesse, Et, au fond de mon moi, des besoins de tendresse, Mais, pour être perdue, en le brutal courant, A côté du bonheur, ma vie erre en souffrant. ”
