Auguste Dorchain,
Oeuvres de Auguste Dorchain : poésies…
(1895)
“ Déjà tu veux ouvrir ton aile Et t'envoler, libre et vainqueur; Tu crois à la force bénie, A la vertu que rien n'abat... Val la lutte n'est pas finie, Ce n'est que le premier combat. 80 LA JEUNESSE PENSIVE Ton âme n'est point d'un ascète Hors de la matière emporté, Mais d'un amant et d'un poète Ivre de forme et de beauté. Ton coeur est plus chaud que le nôtre, Tu le sens bondir nuit et jour : Tu souffriras donc plus qu'un autre Par le Désir et par l'Amour. Les femmes te seront cruelles : Toutes celles qui passeront, Tu les croiras bonnes et belles, Tu verras l'étoile à leur front. ”
