Louis Tiercelin

Les cloches (1891)

Résumé

Louis Tiercelin,  Les cloches (1891)

“ LA MORT DE BRIZEUX 145
Tous les efforts trompés et tous les désirs vains ! Toute espérance folle et toute foi meurtrie ! Ma mère, mes amis, mon oeuvre, ma patrie, Ne pouvoir achever tous ces rêves divins !
Faut il que tout nous fuie ainsi, que tout s'efface ! Garder tous ces amours au coeur et mourir seul, Sans qu'un ami soit là, qui, d'un coin de linceul, Vienne pieusement vous recouvrir la face !
MARIE
Non, poète!.. Tous ceux que ton rêve appela, Voici qu'ils sont venus du fond de la Bretagne ; La mer et la forêt, la plaine et la montagne Ont entendu tes cris, poète, et je suis là !
”
Source : Gallica

Louis Tiercelin,  Les cloches (1891)

“ J'ai rêvé que j'aurais le bonheur de revivre Dans un coin du Pays Breton que j'aime tant, Ne fût ce qu'en un coeur, ne fût ce qu'un instant, Par quelques vers de moi trouvés dans un vieux livre.
Je rêve qu'un jeune homme, à cette heure où le soir Tombe si doucement sur la lande Bretonne, Achevant de siffler un vieil air monotone, Sous un chêne, mon livre en main, viendra s'asseoir.
Il est triste ! Il a vu les tant douces lumières S'éteindre qui, brillaient à ses regards d'enfant, Et contre ses effrois plus rien ne le défend ; Rien ne lui rend la paix des croyances premières.
”
Source : Gallica

Louis Tiercelin,  Les cloches (1891)

“ Car, dans le ciel Breton, toute une clientèle Doit à vos soins pieux des hommages nouveaux, Et votre renommée en nos cantons est telle Qu'un saint chômé par vous y gagne des dévots.
Oui, nous vous les devons, sous le marbre ou le chaume, Tous ces braves héros, tous ces sages patrons ; Vous les avez chômés, il est temps qu'on vous chôme, Et sur leur piédestal, Maître, nous vous mettrons.
Oui, c'est là votre honneur suprême et votre gloire, Et nous vous acclamons, vous, dont la haute voix Nous dit qu'on peut aimer encore et qu'on peut croire Comme on croyait et comme on aimait autrefois.
”
Source : Gallica

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