Henri Bourette, Poésies de Valentin (1885)
“ DE VALENTIN 151 LAIS LE POETE LE matin ouvre au ciel son voile diaphane, Et sur un lit de fleurs ton front, ô courtisane, Se repose, pâli des luttes de l'amour. Tandis qu'un lourd sommeil oppresse ta paupière, L'oiseau de la mansarde et sa soeur l'ouvrière Ont chanté tous les deux leur bienvenue au jour. Il chante, elle travaille, et Laïs se repose : Ici, fenêtre ouverte, et là, fenêtre close. Chez elle, un flot d'air pur; chez Lais, la chaleur D'un air tout saturé des parfums de l'orgie, Atmosphère étouffante où l'on sent l'énergie Et de l'âme et du corps se fondre avec langueur. ”
