Théodore de Banville,
Œuvres de Théodore de Banville…
“ Prosper, sorti plus grand d’un baptême de larmes, Vers l’azur idéal retrouva son chemin. Le poëme qu’il fit, tu le liras demain. Tu verras si toujours intrépide, il s’honore D’enchanter l’air qui passe avec un mot sonore ; Tu sauras si le gouffre où ce cœur est tombé Profondément, au point d’émouvoir la Phoebé, À laissé surnager quelques flots d’ambroisie, Car, en somme, il en faut pour toute poésie Comme pour tout amour. Quelquefois on écrit, C’est au mieux, que la forme a sauvé son esprit, Et que, la rime aidant, la Vénus Callipyge, À mis sa lèvre chaude à ce sang qui se fige. ”
