William Shakespeare,
Roméo et Juliette
(1597)
“ Viens, Roméo, viens : tu feras le jour de la nuit, — quand tu arriveras sur les ailes de la nuit, — plus éclatant que la neige nouvelle sur le dos du corbeau. — Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, — donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, — prends-le et coupe-le en petites étoiles, — et il rendra la face du ciel si splendide — que tout l’univers sera amoureux de la nuit — et refusera son culte à l’aveuglant soleil... — Oh ! j’ai acheté un domaine d’amour, — mais je n’en ai pas pris possession, et celui qui m’a acquise —n’a pas encore joui de moi. ”
