Francis Melvil, Poèmes héroïques : oeuvres posthumes (1892)
“ « L'enfer n'a plus de joug, la mort n'a plus de glaive; L'élu plane au-dessus des embûches du sort, 0 frères! C'est pourquoi, quand la terre s'endort, Nous marchons jusqu'à l'heure où l'aurore se lève! » II 0 pieux chevaliers, montrez-nous le chemin, Car dans le ciel fermé toute étoile est éteinte, Et sans doute un secours auguste et surhumain Peut seul guérir le mal dont notre âme est atteinte. Un vent sinistre et froid a soufflé le flambeau Qui jetait sa lueur sur les pages du livre, Et la nuit est sur nous close comme un tombeau, Et nous n'entendons pas venir qui nous délivre. ”
