Armand Silvestre,
Poésies de Armand Silvestre : 1872-1878…
(1887)
“ Les chansons d'autrefois ayant tu leur ramage, Ta voix à mon oreille apprit la volupté. Le passe n'a plus rien dont mon cœur soit dompté : L'avenir ne saurait me donner davantage. Tout mon être est à toi, que plus rien ne partage. Ton image, à mes yeux, enseigna la beauté. Par toi, j'aurai conquis l'orgueil de vivre encore Et d'adorer, en toi, ce qui vaut qu'on l'adore: Je vivais dans la nuit, tu m'as montré le jour. Car, plus doux que l'aurore à la terre endormie, Vers le ciel de tes yeux, je sens, ô mon amie, Comme un rouge soleil monter mon jeune amour. ”
