Résumé

Anthologie de la Société des poètes français (1907)

Refrain joyeux et clair des voix mâles et fortes Qui résonnent gaiement dans le calme du soir ; Chant de bonheur, d'amour, de repos ou d'espoir Que reprennent en choeur les faneuses accortes.
Ravi par leur couleur et leur simplicité Je rêve en écoutant ces vieux airs d'un autre âge Aux bergers qui gardaient les boeufs au pâturage Laissant chanter leur coeur sous le grand ciel d'été,
Et je songe à tous ceux qui vivent sur la terre Et qui, depuis ces temps, chantèrent à leur tour, Comme ces travailleurs, leur joie etleur amour Mais que la mort aveugle et cruelle a fait taire.
Source : Gallica

Anthologie de la Société des poètes français (1907)

Voici que va s'ouvrir l'aile de « l'Espérance ». Tendant au même but, d'un mutuel accord, Et, la main du plus faible en la main du plus fort, Allons vers le bonheur, fût-ce par la souffrance.
Les roses du chemin nous réservent leur miel. Nous verrons sous nos pas les plus belles éclore. Les doigts de l'orient nous vêtiront d'aurore, Et nous couronneront de tous les feux du ciel !
Puis, lorsque le soir bleu déroulera ses voiles, Comme le doux chemin ne nous a point lassés, Nous irons de concert, mollement enlacés, Du pied touchant des lys et du front des étoiles.
Source : Gallica

Anthologie de la Société des poètes français (1907)

Tout est calme, et ce soir est d'un bleu de repos : Repos dans l'alpe agreste et si chère aux troupeaux ; Repos dans les cités dont les fièvres s'éteignent. Et dans l'immensité que le silence imprègne, L'haleine de l'espace où meurent tous les bruits Vient rythmer mollement la marche de là nuit.
Tout est calme, et ce soir est d'un bleu de tendresse.
L'ombre et l'odeur du val en volutes se tressent.
L'amour qui vient du ciel y remonte, moins pur,
Pour retremper sans bruit ses ailes dans l'azur.
Et revenir donner à nos âmes ravies
La force et la douceur qui font noble la vie.
Source : Gallica

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