Joseph Maggini

Résumé

Joseph Maggini La Voix du souvenir (1934)

Oui, notre coeur gémit,... mais que notre devoir Se poursuive aux rayons d'un immortel espoir. Ami, notre chagrin a pour nous sa puissance,
Mais nous devons toujours le garder en silence. Il faut courber le front dans ce monde où le sort Nous pousse sous la roue immense de la mort.
Sous une même loi chacun trébuche et tombe Aux bords du grand mystère où s'ouvre chaque tombe; Chacun traîne sa peine et mouille de ses pleurs L'urne de son argile où logent ses douleurs ;
On rêve... et lorsqu'on croit que le bonheur s'avance Le destin vient briser la coupe d'espérance.
Source : Gallica

Joseph Maggini La Voix du souvenir (1934)

Je sais qu'il faut marcher au gré de la puissance De l'immuable loi qui règle notre sort Et qui fane si tôt les fleurs de notre enfance !
Je sais que le coeur doit gémir et se briser,
Dans ce monde où chacun vide une coupe amère, Et qu'il m'est défendu désormais de poser Un long baiser d'amour sur le front de ma mère ! Je sais qu'il faut pleurer... et que sur tous nos pas L'ange de la douleur nous frappe de son aile. Oui, je sais que la vie est au bord du trépas Et qu'il faut, ici-bas, qu'elle lutte et chancelle.
Source : Gallica

Joseph Maggini La Voix du souvenir (1934)

O Dieu de l'infini, voilà ce que je rêve !
Je méditais ainsi, quand l'ange du sommeil M'emporta dans un rêve ineffable et vermeil.
Je me vis sur un astre ayant deux satellites.
La nuit était d'amour, et l'extase des sites Montait comme un encens dans l'air pur et léger. Chaque être me semblait un heureux messager D'un bonheur que jamais n'a connu notre monde, Car dans ses yeux brillait la sagesse profonde.
Les astres étaient plus brillants au firmament. Je promenais ma vue avec ravissement,
Quand je vis s'éclairer ce séjour de la vie De feux ayant l'éclat d'une gerbe fleurie.
Source : Gallica

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