Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les enfants (Le livre des mères… (1865)

Là, du plaisir tout a la forme, L'arbre a des fruits, l'herbe a des fleurs; Il entend dans le chêne énorme Rire les oiseaux querelleurs.
Dans l'onde il mire son visage ; Tout lui parle; adieu son ennui !
LES ENFANTS.
Le buisson l'arrête au passage, Et le caillou joue avec lui.
Le soir, point d'hôtesse cruelle Qui l'accueille d'un front hagard. Il trouve l'étoile si belle, Qu'il s'endort à son doux regard
— Oh! qu'en dormant rien ne t'oppresse! Dieu sera là pour ton réveil ! — La lune vient qui le caresse Plus doucement que le soleil.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les enfants (Le livre des mères… (1877)

Et, tandis que, songeant à Dieu, simple et sans crainte, Cette vierge accomplit sa tâche auguste et sainte, Le silence rêveur à sa porte est assis.
Ainsi, Seigneur, vos mains couvrent cette demeure. Dons cet asile obscur qu'aucun souci n'effleure, Rien qui ne soit sacré, rien qui ne soit charmant! Cette âme, en vous priant pour ceux dont la nef sombre, l'eut monter chaque soir vers vous sans faire d'ombre Dans la sérénité de votre firmament!
Nul danger ! nul écueil!...— Si ! l'aspic est dans l'herbe! Hélas! hélas! le ver est dans le fruit superbe! Pour troubler une s'il suffit d'un regard.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les enfants (Le livre des mères… (1877)

Comme le chant d'un luth, comme l'encens d'un vase,
L'espérance, l'amour, la prière et l'extase!
Nous pencherons ses yeux vers l'ombre d'ici-bas,
Vers le secret de tout entr'ouvert sous ses pas.
D'enfant nous le ferons homme, et d'homme poëte.
Pour former de ses sens la corolle inquiète,
C'est nous qu'il faut choisir; et nous lui montrerons,
Comment de l'aube au soir, du chêne aux moucherons
Emplissant tout, reflets, couleurs, brumes, haleines,
La vie aux mille aspects rit dans les vertes plaines.
Source : Gallica

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