Madame de Staël,
Corinne ou l’Italie
“ Ah ! que me dis-tu ? s’écria lord Nelvil, ce n’est pas ta douleur seule qui me retient, c’est la mienne. Où trouverais-je un bonheur semblable à celui que j’ai goûté près de toi ? qui, dans l’univers, m’entendrait comme tu m’as entendu ? L’amour, Corinne, l’amour, c’est toi seule qui l’éprouves, c’est toi seule qui l’inspires : cette harmonie de l’ame, cette intime intelligence de l’esprit et du cœur, avec quelle autre femme peut-elle exister qu’avec toi ? Corinne, ton ami n’est pas un homme léger, tu le sais ; il s’en faut qu’il le soit. Tout est sérieux pour lui dans la vie ”
