“ Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, Chagrin d’amour dure toute la vie. J’ai tout quitté pour l’ingrate Sylvie, Elle me quitte et prend un autre amant. Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, Chagrin d’amour dure toute la vie. ”
Chagrin d'amour
Définition et enjeux
Citations sur “chagrin d'amour”
Gérard de Nerval,
Revue des Deux Mondes
“ Une invisible souffrance fait palpiter tes lèvres, une larme cachée ternit l’éclat de tes yeux, une plaie secrète ronge ton sein orgueilleux ; ma chère bien-aimée, nous devons être misérables tous les deux ! XIX. Tu as donc entièrement oublié que bien long-temps j’ai possédé ton cœur, ton petit cœur, si doux, si faux et si mignon, que rien au monde ne peut être plus mignon et plus faux ? Tu as donc oublié l’amour et le chagrin qui me serraient à la fois le cœur ?... Je ne sais pas si l’amour était plus grand que le chagrin, je sais qu’ils étaient suffisamment grands tous les deux. ”
ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ Il n'est pas une parcelle de mon cœur qui soit vide de ton amour, pas un cheveu qui m'appartienne encore. Ta pensée est l'âme qui fait vivre mon corps, ta boucle est pour mon cou le collier de la servitude. Mon âme se nourrit du chagrin dont tu l'emplis, elle est sur mes lèvres, prête à quitter mon corps. Et mon pauvre cœur, lui, n'est plus qu'une des larmes de sang qui coulent de mes yeux en pleurs ; je suis plongée tout entière dans l'océan de ton amour ; ce n'est plus du sang, c'est la passion pour toi qui palpite dans mes veines. ”
“ C’est comme l’impression d’une vérité, d’abord méconnue, qui se dévoile tout à coup, évidente comme la clarté du jour. Ou je serai votre femme ou je ne me marierai jamais. J’ai un chagrin, c’est d’avoir pu croire que j’en aimais un autre, et d’avoir donné à un autre des effusions qui n’appartiennent qu’à vous. Quand je me rappelle cette illusion, et la ferveur de mon âme, ou plutôt les efforts qu’elle faisait pour être fervente. On m’aimait, on le disait du moins, J’avais consenti, je voulais aimer ; j’y mettais toute ma conscience par culte pour l’amour même. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Les crimes de l’amour, Nouvelles héroïques et tragiques
“ Je ne déguiserai point les larmes que vous avez surprises, chevalier, dit-elle avec fermeté ; mais vous en interprétez mal la cause : un mouvement de pitié pour vous peut les avoir fait couler sans que l’amour y ait la moindre part. Accoutumée depuis long-tems à vous voir, je puis être fâchée de vous perdre sans qu’aucun sentiment plus tendre que celui de la simple amitié fonde ce chagrin dans moi. Oh ! juste ciel ! dit le châtelain, et vous m’enlevez jusqu’à la consolation dont mon cœur s’appaisait un instant !... Amélie ! ”
Samuel Richardson,
Histoire de Miss Clarisse Harlove
“ Comment s’imaginer qu’avec tant de réflexions consolantes, une femme puisse mourir de chagrin ? Au contraire, je ne doute pas qu’en revenant de la consternation où sa dernière disgrâce l’a jetée, son cœur plus tranquille ne se rouvre à l’amour. ”
Jacques de Briey, Revue des Deux Mondes
“ La souffrance d’amour est la seule éternelle ! Alors, toujours suivi des grands oiseaux funèbres, Qui se nomment chagrin, angoisse et désespoir, Morne, épuisé, hagard et chancelant, un soir Je me remis en route à travers les ténèbres. Seigneur ! que celle-ci soit l’étape suprême ! Sur la route ma trace est peinte avec du sang, Tout est fini pour moi, Dieu juste et tout-puissant, Elle est loin... je ne puis la rejoindre... et je l’aime ! ”
Tristan Derème,
La Verdure dorée
“ À l’heure où le chagrin m’étouffe Et me fait ployer les genoux ! Ils disent que la vie est belle. Je meurs, tu meurs et nous mourons. De liserons, parons nos fronts. Ouvrez l’amour comme une ombrelle. ”
Laure et Alonze . Nouvelle. Suivie de poésies légères (1823)
“ Le chagrin passe avec les jours , Plus de plaisir suit les peines cruelles; On ne voit point de douleurs éternelles, On ne voit point d'éternelles amours. « » J'aimais; ma légère maîtresse Me quitte et me fuit un beau jour; Pour ne pas mourir de tristesse, Vîte , je fis un autre amour. Savoir aimer , changer comme elles , Du bonheur voilà le secret; Un amant aimable et discret, Réussit toujours près des belles. ”
Henri Pajon, Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques
“ Elle en eut un chagrin d’autant plus grand, que personne n’osoit l’épouser, ni même devenir son amant, de crainte d’éprouver un sort semblable à celui de ces malheureux qui avoient été tués pour l’amour d’elle. ”
Auguste Charbonnier, Gerbes du Mont-Royal, par Auguste Charbonnier (1910)
“ Dans mes yeux, dans mon coeur, S'imprime en traits de flamme, M'inondant de bonheur, D'amour et d'allégresse ; Chassant, ô chérubin, La douleur, la tristesse, Le malheur, le chagrin. Quand ta main potelée Caresse mes cheveux, Ma figure hâlée, Et mon front soucieux, Le noir souci s'envolle, Faisant place à l'amour, A la tendresse folle ; Je me livre à l'humour : La crainte, les alarmes N'existent plus pour moi ; Si mon coeur a des larmes, Il les sèche pour Toi. ”
“ J’ai le cœur lourd, pourtant les voiles sont légères, Et l’on entend voler les âmes passagères. Toi que j’aime d’amour, te voici près de moi Tu m’as donné ton cœur, je t’ai donné ma foi. Et nous voici parmi les choses amicales : La verdure, la menthe et le cri des cigales D’où me vient ce chagrin parmi cette rumeur Et d’où vient que mon cœur est si lourd ?... ”
Henry Bataille,
Théâtre complet
“ Et puis surtout, songez, vous êtes le monsieur qui porte en lui un grand chagrin d’amour. LUI. qui porte en lui un grand chagrin d’amour.Après ? ELLE. Comment, après ? Mais c’est suffisant. Le porteur d’une chose pareille est presque un être à part, un être atteint de palpitations de cœur, que l’on accueille plus doucement, d’un regard très attentif, avec plus de soin dans le geste, de la câlinerie... Un chagrin précieux est en vous. On a bien, quand vous entrez, du reste, cette impression-là. Vous êtes presque deux. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Cherchez la paix où elle doit être ; dans l’amour, vous ne la trouverez pas. Cherchez la paix où elle ne saurait être, dans la douleur, vous l’y rencontrerez. Eh ! qu’est-ce que l’amour, sinon une douleur ? On ne vit pas sans elle dans l’amour. Le bonheur sème son propre chagrin ; toute joie se brise elle-même. L’espoir est pour s’évanouir, l’illusion pour disparaître, la jeunesse pour se flétrir. Aimes-tu ? un cœur te sera refusé. Fus-tu aimé ? ceux qui t’aimaient ne sont plus. Tout grand soupir reste ignoré, la vraie larme n’est jamais vue..... le cœur, le cœur est toujours seul. ”
Victor Poupin,
Un bal à l'Opéra. [Marcaillou. Les Poésies d'Horace Mairet…
(1867)
“ Chagrins qui font que l'on voudrait mourir; Chagrins, le plus souvent, qui sont causés par Elle, Et qu'Amour de ses fleurs ou le Temps do son aile Hélas! peut seul couvrir... LES POÉSIES D'HORACE MAIRET 151 Voilà certainement une plainte : c'est la seule ; et encore, que prouve-t-elle?... Étrange chose! entre tant d'autres, ces vers sont les seuls à me déplaire. Pourtant, qui mieux que moi peut comprendre le chagrin de n'être pas aimé ? On voit qu'il en a souffert : mais aussi, tant de difformités ! Enfin... on ne peut lui refuser du coeur, et mon cher cousin n'en a guère ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
(1808)
“ C’est l’amour, c’est la vie... On se voit, on s’enchaîne, Qui sait comment ? La pente est douce et vous entraîne ; Puis, sitôt qu’au bonheur on s’est cru destiné, Le chagrin vient : voilà le roman terminé !... ”
Honoré de Balzac,
La peau de chagrin
(1831)
“ Il serait fastidieux de consigner fidèlement ces adorables bavardages de l’amour auxquels l’accent, le regard, un geste intraduisible donnent seuls du prix. Valentin reconduisit Pauline jusque chez elle, et revint ayant au cœur autant de plaisir que l’homme peu en ressentir et en porter ici-bas. Quand il fut assis dans son fauteuil, près de son feu, pensant à la soudaine et complète réalisation de toutes ses espérances, une idée froide lui traversa l’âme comme l’acier d’un poignard perce une poitrine, il regarda la Peau de chagrin, elle s’était légèrement rétrécie. ”
François Coppée,
Œuvres complètes de François Coppée
“ Et maintenant elle est navrée en songeant que ce jeune homme dont la vue la trouble, qu’elle va aimer, qu’elle aime déjà, n’a plus que quelques mois, que quelques jours à vivre. Ces larmes qui lui viennent aux yeux, c’est le regret de son espoir d’amour, à peine né, si tôt déçu. ”
Stanislas-Jean de Boufflers, Correspondance inédite de la comtesse de Sabran et du chevalier de Boufflers… (1875)
“ Tout ce qui me paraissait exagéré autrefois me paraît trop faible à présent, et ces expressions de sentir arracher son cœur, de perdre la moitié de son âme, de verser des torrents de larmes et des larmes de sang, d'éprouver les angoisses de la mort, ne sont que les expressions justes de ce que ta pauvre femme souffre depuis deux ans pour l'amour de toi. ”
“ Quand ton cœur est brûlé d’une flamme adultère, Puis-je encore espérer ? Non ! que ma mort t’unisse à ta nouvelle amante ; Porte à ses pieds l’amour que tu m’avais juré ; Des feux les plus brûlans puise l’ivresse ardente Sur son sein adoré. ”
Louisa Siefert,
Le Parnasse contemporain/1876
“ Et tu pleures ton rêve, ô chère inoubliée !... Te souvenant peut-être alors de cet amant Des bras de qui tu t’es follement déliée. Tu pleures nuits et jours, sans te plaindre, tout bas ; Et l’époux qui n’a pas deviné tes alarmes, Lui qui n’a jamais su t’aimer ne viendra pas Boire en un long baiser l’amertume des larmes. VERSEXTRAITS D’UN POEME D’AMOUR Comme nous revenions du Bois, un soir de mai, Un de ces tièdes soirs où notre âme amollie Se laisse aller au fil de la mélancolie, Pour s’être trop mirée aux yeux de l’être aimé, Elle s’assit, très-triste, au fond d’une causeuse ”
Marie-Laure, Les églantines (1843)
“ Que vous sert de farder voire front de tristesse, Pour feindre, âmes côtés, une sombre tendresse? Ami, vous n'aimez point, et n'avez pas souffert ! Vous demandez pourquoi l'amour par vous offert Est par moi rejeté? C'est que mon âme ardente, Crédule bien longtemps, mais aujourd'hui prudente, Ne se trompant jamais, n'a qu'un dédain moqueur - Pour celui qui, feignant la souffrance, offre un cœur Qu'il sent froid et muet; impassible et le même Près de moi, s'il me crie et qu'il souffre et qu'il aime, Je vous dirai s'il ment, jurât-il tout le jour, Car la douleur m'apprit à connaître l'amour! ”
“ Lorsqu’ils songeaient à elle, c’était à peine en eux de la tristesse, une mélancolie nuancée de regrets résignés, pareille à celle que vous laisse au réveil le souvenir d’un beau rêve. Épuré par le sacrifice, idéalisé par l’absence et l’éloignement, leur amour, s’il avait existé, s’était mué en une tendresse jour après jour plus délicate et plus subtile. ”
Marcelle Tinayre,
La Nouvelle Revue
“ Ici, j’avais pleuré des larmes de honte et de regret. Maxime !... Maxime !... L’ami des tristes jours, le confident de mes douleurs d’adolescente, l’amant dont j’avais baisé les paupières brunes et que j’avais pressé sur mon cœur, éperdue du désir de le consoler ! Et je me rappelais le spectacle, insoutenable pour moi, de ces larmes d’homme, que nul autre n’avait vues couler et dont mes lèvres gardaient l’amertume. Ah ! fous que nous étions, fous et lâches, désertant devant la rude conquête de l’amour ! ”
Hermine Oudinot Lecomte du Noüy,
Amitié amoureuse
“ Ne me trouvez pas faible de ne pas vous cacher ces souffrances: j'ai le cœur plein de larmes.Mais vous? pourquoi être triste? qu'avez-vous?CXCI Philippe à Denise. 26 mars.J'ai votre tristesse, et c'est assez pour que j'y succombe. Je me sens criminel; j'en arrive à trouver ridicules, imbéciles, mes scrupules et notre honnêteté. Je vous aime bien plus que je ne croyais. Quelle force m'a animé et fait lutter contre cet amour?...Vous êtes née pour aimer; rien ne vous sollicite dans la vie, hors l'amour; il vous a embellie, électrisée; maintenant, il vous tue. ”
“ De rompre de si beaux nœuds ? [230] Que ne souffriront point les amants misérablesSi l’amour a des maux pour les amants heureux ?andromède.Sans raison son chagrin éclate.phinée.Perdrai-je sans chagrin mon espoir le plus doux ? ”
Gabriel Martin, Les poésies fantaisistes (1886-1893… (1894)
“ Puisqu'en réalité tout ce qui séduit ment : Vivons d'illusions, fruits de l'éloignement. Que de fois je retins péniblement l'envie De lui clamer : « Va-t'en! Fuis, tu me fais horreur ! « Ne t'aperçois-tu de l'aigreur « Dont ta vue enfielle ma vie ? » - Près de nous, celle aimée est un gênant témoin. Qu'il faudrait se soumettre à n'aimer que de loin ! Le grand mal que me fit au cœur mon infidèle, De mon être emporta jusqu'au moindre désir. Avec un sensible plaisir Je ne sais plus rêver que d'elle Depuis qu'il soit béni ! le si douloureux jour Où, la quittant, je crus être affolé d'amour. ”
Renée Vivien,
Études et Préludes
“ Je te méprise enfin, souffrance passagère ! J’ai relevé le front. J’ai fini de pleurer. Mon âme est affranchie, et ta forme légère Dans les nuits sans repos ne vient plus l’effleurer. Aujourd’hui je souris à l’Amour qui me blesse. ”
Charles Dickens,
David Copperfield
“ Le sentiment de désolation que j’emportais en m’éloignant ne fit que devenir plus vif et plus profond d’heure an heure. Ce n’était d’abord qu’un sentiment vague et pénible de chagrin et d’isolement. Mais il se transforma, par degrés imperceptibles, en un regret sans espoir de tout ce que j’avais perdu, amour, amitié, intérêt de tout ce que l’amour avait brisé dans mes mains ; une première foi, une première affection, le rêve entier de ma vie. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ Alors, peux-tu pleurer, et la vois-tu à travers les larmes, les larmes qui éloignent, comme si elle était loin en effet ? Demeure ! Il est possible encore !... La plus immobile des étoiles de la nuit s’incline à l’amour, au désir. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Quoi ! à l’instant même où ton fils est la proie des flammes, où ton ami expire, tu n’admets point de trêve au plaisir, ton chagrin est une sensualité de plus ! Lequel est le plus honorable, ou d’éloigner de ton âme la douleur, ou d’y accueillir la volupté de pair avec elle ? Que dis-je de l’accueillir, de courir après, de vouloir l’extraire de ta douleur même ? Il est, dis-tu, une volupté sœur de la tristesse ! C’est à nous qu’est permis ce langage, à vous il ne l’est pas. Vous ne connaissez de bien que la volupté, de mal que la douleur. ”
Marceline Desbordes-Valmore,
Élégies, Marie et romances
“ Du malheureux suspend les pleurs. Nul mortel n’est insensible À tes bienfaisantes erreurs. Souvent dans un cœur rebelle Tu fais naître les désirs ; Et l’amour tendre et fidèle Te doit ses plus doux plaisirs. Tu sais par un riant mensonge Calmer un amant agité, Et le consoler en songe, D’une triste réalité. Ô Nuit ! pour la douleur sombre, Et pour le plaisir d’amour, On doit préférer ton ombre À l’éclat du plus beau jour. Comme dans le sein d’une amie On aime à verser sa douleur, C’est à toi que je confie Les premiers soupirs de mon cœur. ”
“ Sensation de ce que je pouvais rêver de plus doux, crainte effroyable de m’être à jamais perdu, angoisses de l’avenir, sentiment humiliant de ma vie présente, tout, je connus tout, y compris une douleur inattendue très cuisante, et qui ressemblait beaucoup à l’acre frisson de l’amour-propre blessé. ”
Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ « Ne sens-tu pas comme je brûle ? » — L’amour les étreint et les lie. Les larmes se mêlent au plaisir. Elle boit, altérée, le feu de sa bouche ; le sang figé s’embrase de la rage amoureuse, mais le cœur ne bat pas au sein. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Julie ou la Nouvelle Héloïse
“ Elle finit ses tristes jours dans la douleur de n’avoir pu fléchir un époux sévere, & de laisser une fille si peu digne d’elle. Accablée d’une si cruelle perte, mon ame n’eut plus de force que pour la sentir ; la voix de la nature gémissante étouffa les murmures de l’amour. ”
Victor Hugo,
Les rayons et les ombres
(1840)
“ Laisse-moi t'aimer dans l'ombre, Triste ou du moins sérieux. La tristesse est un lieu sombre Où l'amour rayonne mieux. Ange aux yeux pleins d'étincelles, Femme aux jours de pleurs noyés, Prends mon âme sur tes ailes, Laisse mon cœur à tes pieds. ”
Honoré de Balzac,
La peau de chagrin
(1831)
“ Rien dans les langages humains, aucune traduction de la pensée faite à l’aide des couleurs, des marbres, des mots ou des sons, ne saurait rendre le nerf, la vérité, le fini, la soudaineté du sentiment dans l’âme ! Oui ! qui dit art, dit mensonge. L’amour passe par des transformations infinies avant de se mêler pour toujours à notre vie et de la teindre à jamais de sa couleur de flamme. Le secret de cette infusion imperceptible échappe à l’analyse de l’artiste. La vraie passion s’exprime par des cris, par des soupirs ennuyeux pour un homme froid. ”
