Résumé

Stanislas-Jean de Boufflers Correspondance inédite de la comtesse de Sabran et du chevalier de Boufflers… (1875)

Va, je suis pour toi comme le premier jour ;
il n'y a que la mort qui puisse séparer l'âme du corps. Tu es mon âme; je ne peux exister sans toi, ou, du moins, sans t'aimer uniquement. La colère, la rancune, les soupçons, tout cela perd son temps avec moi. Je ne peux plus songer qu'à ton absence, à ta santé, à ton retour, et à ton bonheur. Adieu; viens que je t'embrasse pour faire la paix en attendant ta justification, car tu ne peux pas être coupable ; mon cœur me dit que tu ne l'es pas, et les apparences les plus fortes ne le feront jamais changer.
Source : Gallica

Stanislas-Jean de Boufflers Correspondance inédite de la comtesse de Sabran et du chevalier de Boufflers… (1875)

J'ai de plus mon cher petit Elzéar à voir du matin au soir, que je n'y vois qu'en passant, et à penser à toi plus à mon aise ; tout ce qui m'en distrait m'importune et me devient à la fin insupportable. La comtesse Diane vient de faire pour moi une hymne au Temps, qui est charmante, où elle lui reproche d'avoir passé trop vite, et l'engage à s'arrêter tant que je suis avec elle. Il n'y a pas d'amitié qu'elle ne m'ait témoignée, et j'en suis touchée autant que je peux l'être; car tu remplis si bien mon cœur de tendresse, d'inquiétude et de regrets, qu'il n'y a plus de place pour personne.
Source : Gallica

Stanislas-Jean de Boufflers Correspondance inédite de la comtesse de Sabran et du chevalier de Boufflers… (1875)

Il y a quelque chose au dedans de soi qui vaut mieux encore, et qui peut nous faire goûter jusqu'à cent ans et plus le bonheur d'aimer et d'être aimé; l'âme ne vieillit point, et j'ai dans la mienne un foyer d'amour pour l'éternité. Adieu.
Ce 30 juillet 1787.
C'est au milieu de toutes les agitations, de tous les préparatifs du mariage que je t'écris, mon enfant ; je n'ai pas la main bien assurée, ni les idées bien nettes. C'est demain le grand jour qui doit à jamais décider de ma pauvre petite Delphine. Si l'on peut compter sur le bonheur, j'ai tout lieu de croire qu'elle sera heureuse
Source : Gallica

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