Stanislas de Boufflers,
Journal inédit du second séjour au Sénégal
“ Je me forme, quoique un peu tard, à la patience et à la longanimité ; ce sont de tristes leçons à prendre et je les prends dans une triste école ; n’importe il faut en profiter, faute de mieux. L’adversité est la pharmacie de l’âme ; c’est dommage que la mienne n’aime point les drogues, car j’aurais une belle occasion pour me traiter. Mais je sens d’avance que toutes les grandes vertus que j’essaierais de planter au dedans de moi ne réussiraient point ; j’aime mieux rester comme je suis, bizarre, emporté, paresseux, inconséquent, mais surtout amoureux, puisque c’est comme cela que tu m’aimes. ”
