Charles Cottu

Résumé

Charles Cottu Revue des Deux Mondes

Le Cayor échange des bestiaux, du mil, de la cire, pour de la poudre, du fer, des verroteries, de l’eau-de-vie, du tabac et des armes. A une quinzaine de lieues de Saint-Louis, en allant vers Gorée, commence dans le pays de M’Boro l’active végétation des tropiques ; plusieurs lacs d’eau douce répandent la vie et la fraîcheur au milieu des bois et des prairies environnantes ; de nombreux troupeaux paissent les beaux pâturages que l’humidité des lacs met à l’abri des ravages de l’harmattan, haleine brûlante du désert qui dévore les plantations des habitans.
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Charles Cottu Revue des Deux Mondes

C’est un jeune homme qui se hâte et court vers les magasins où pendent les étoffes de guinée bleue, les mouchoirs rouges, les sonores verroteries. Soulevant alors sa tunique, il déboucle une ceinture de cuir qui serre ses reins, et place sur les balances du marchand des lingots informes d’or ou d’argent, de grossiers bijoux travaillés par les Maures. Le blanc pèse le métal, lui reconnaît une valeur, et le noir choisit pour quelque belle fille préférée ces brillans colifichets, qui, venant des contrées lointaines, charment les femmes sauvages comme les plus nobles dames.
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Charles Cottu Revue des Deux Mondes

Nous voulons parler des heureuses chances qu’elle offre à la navigation. « Depuis le cap Bojador jusqu’aux îles Delos, dit M. l’amiral Roussin, le ciel est presque toujours bleu ; des vents constans règnent pendant huit mois de l’année ; pendant tout ce temps, il ne tombe pas une goutte de pluie. » En comparaison de cette mer si riante et d’un ciel si pur, soulevons le rideau des brunies épaisses qui cachent les abords dangereux de Terre-Neuve, et nous verrons les lames, charriant des glaçons, semer sans cesse de nouveaux écueils un océan que le navigateur croyait sans dangers.
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