Résumé

Portrait de Jules Duval Jules Duval Politique coloniale de la France…

Ainsi, dans cette admirable alliance des forces de la nature et des besoins de l’homme, tout vient du fleuve ou s’y rattache : le sol, la culture, le commerce, les mœurs, la misère et la richesse, le péril et la sécurité, la paix et la guerre. Si les Grecs et les Romains avaient connu le Sénégal, ils l’auraient personnifié, comme le Nil et le Tibre, sous la forme d’un dieu bienfaisant, versant de son urne intarissable aux humains groupés à ses pieds les flots qui fécondent une terre nourricière.
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Le fruit de deux années de politique persévérante était perdu. Il était démontré que des forces échelonnées le long du fleuve, depuis Saint-Louis jusqu’à Richard-Toll, sur un parcours d’une trentaine de lieues, devaient désormais protéger une race qui ne savait pas se protéger elle-même. La bravoure personnelle des noirs ne pouvait être niée, car ils en donnaient sans cesse, comme soldats et marins, de brillantes preuves dans nos rangs mêmes ; mais c’était toujours à la condition de s’appuyer sur les blancs.
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L’habileté suprême consiste au Sénégal, comme dans toutes les colonies, à vivre en paix avec les indigènes, et sauf quelques combats inévitables, simples incidens passagers, la permanence de la guerre accuserait, ou l’erreur des systèmes, ou l’ambition des hommes. Il est pour soumettre les races inférieures des aimes plus puissantes que les canons et les fusils : ce sont les bienfaits. Entourée d’un tel prestige, la civilisation attire et élève à elle sans peine les sociétés barbares.
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