Fernand Bérard, Visions de guerre : poèmes couronnés par la Société havraise d'études diverses… (1921)
“ Vous, enfin, l'Orgueilleux, l'Indomptable, le Fort En ce monde, narguant, et la Vie et la Mort, N'avez-vous point frémi, dans la couche rigide, Oü, depuis si longtemps, vous reposez, livide, Alors que, dans la plaine, et sur les verts coteaux, Dans le vallon tranquille où paissent les troupeaux, Dans la vaste forêt que vous avez amée, S'avançait, redoutable, une puissante armée De reîtres, de bourreaux, sans scrupules, sans foi, Semant, sur son passage, et la honte, et l'effroi ?. ”
