Henri Planet, Petites lettres à la Montagne (1870)
“ Mettons d'abord que la félicité vraie ne saurait être un état passif de l'homme, mais un état essentiellement actif de ses plus nobles facultés. Celui qui vit par les sens et l'imagination, qui se laisse dévorer des brûlantes caresses de l'ambition ou du plaisir, celui-là est captif du charme qui l'étreint, il ne vit pas, tout au plus il se laisse vivre. Il subit la volupté, il s'y abandonne sans règle et sans énergie ; il n'en revient que bien faible, malade, presque décomposé. L'âme n'a pas vécu, elle a souffert, et l'acte de la béatitude a été complètement entravé. ”
