Henri Planet

Résumé

Henri Planet Petites lettres à la Montagne (1870)

Mettons d'abord que la félicité vraie ne saurait être un état passif de l'homme, mais un état essentiellement actif de ses plus nobles facultés.
Celui qui vit par les sens et l'imagination, qui se laisse dévorer des brûlantes caresses de l'ambition ou du plaisir, celui-là est captif du charme qui l'étreint, il ne vit pas, tout au plus il se laisse vivre. Il subit la volupté, il s'y abandonne sans règle et sans énergie ; il n'en revient que bien faible, malade, presque décomposé. L'âme n'a pas vécu, elle a souffert, et l'acte de la béatitude a été complètement entravé.
Source : Gallica

Henri Planet Petites lettres à la Montagne (1870)

Qui ne voit qu'il appartient aux intelligences encore lucides, aux coeurs droits et dévoués d'empêcher ce déicide social, parce que l'avenir du peuple et de la patrie en dépend? Qui ne voit que c'est Dieu par son Christ et son Eglise qui a résolu le problème que les orateurs et les écrivains du radicalisme retournent comme un fer rouge dans les plaies des nations ? Qui ne voit que la société, pour être heureuse et paisible, a besoin de revenir en masse à cette grande vérité ?
Source : Gallica

Henri Planet Petites lettres à la Montagne (1870)

La philosophie qui vous reste suffit-elle à nourrir tout le monde? En son nom vous proclamez toutes les égalités possibles, mais donnez-vous, comme la religion, le moyen de les réaliser ?
Cette grande vérité de l'égalité naturelle des âmes, par exemple, comment la philosophie serait-elle capable de l'entretenir efficacement dans le monde?
Quand il n'y a plus que de la philosophie dans les têtes, elle grandit trop à leurs propres yeux et aux yeux des autres ceux qui s'en occupent. La philosophie n'a jamais fait que du privilége et des privilégiés.
Source : Gallica

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