Résumé

Fl. Claverie Guerre à la Révolution : études sur les principales erreurs et les besoins de l'époque (1873)

La guerre est dans les idées, entre la foi et la raison perverties par l'orgueil et la concupiscence ; elle est entre la puissance catholique et la puissance rationaliste, ou pour mieux dire, entre l'Église qui vient de Dieu et la Révolution qui vient du démon, l'ennemi de tout bien.
Ces doux principes dont nous parlions plus haut : l'esprit de domination et l'esprit de licence, sont unis désormais. Oubliant leur haine réciproque, ils ont scellé un pacte d'iniquité entre les mains de la Révolution, et traînent son char comme deux esclaves dociles.
Source : Gallica

Fl. Claverie Guerre à la Révolution : études sur les principales erreurs et les besoins de l'époque (1873)

Un peuple instruit, mais incrédule, ne sera jamais un grand peuple, honnête et fort. La science qu'on lui donnera sans la foi n'aura qu'un effet, celui de le rendre plus vain, plus inquiet, plus mécontent de son sort, plus animé d'un esprit indocile et plus porté à la révolte. Les connaissances humaines ne lui profiteront qu'autant qu'elles seront fortifiées par le sentiment religieux. Sans cela l'instruction populaire, alimentée par la presse immorale, devient un péril pour la société : ce qui pouvait être pour elle un instrument de bien se change en un instrument de vice et de corruption.
Source : Gallica

Fl. Claverie Guerre à la Révolution : études sur les principales erreurs et les besoins de l'époque (1873)

L'Église et l'État, indépendants tous deux, vivraient alors chacun de la vie qui lui est propre, mais en restant unis ; l'Etat, non plus égoïste dans le soin de sa conservation, ne séparerait pas ses intérêts des intérêts de sa noble cliente, car, si l'Église peut vivre sans lui, il saurait qu'il devient impossible sans elle. Lorsque ce jour viendra, s'il doit jamais venir, toutes les libertés légitimes feront un pacte avec l'autorité. Le monde, heureusement contenu dans la limite de son devoir et de ses droits, accomplira ses destinées, sans plus redouter la tyrannie ou la licence.
Source : Gallica

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