Résumé

La pieuvre moderne ou L'athéisme social (1881)

Il n'y a pas à s'en étonner, la patrie n'est pas seulement le sol renfermé entre nos frontières. C'est l'esprit national qu'un peuple y a apporté, avec lequel il a vécu, et qui est comme le principe providentiel de sa destinée. Ce sont les institutions qui, par leur durée et l'influence qu'elles ont exercée, se sont pour ainsi dire personnifiées en lui. C'est la satisfaction qu'elles donnent aux besoins de son intelligence et de son coeur, la sécurité dont elles entourent le foyer domestique, et le respect, comme l'indépendance, qu'elles assurent à la personnalité religieuse et politique.
Source : Gallica

La pieuvre moderne ou L'athéisme social (1881)

Nous, nous avons foi à la mission divine du Christ, nous sommes convaincus que son assistance, son esprit, sa vie ne quitteront jamais l'humanité. La société vivra malgré ses erreurs, elle vaincra les périls où elle est jetée. Mais si la destinée des société chrétiennes n'était autre que celle des sociétés païennes, l'heure ne serait-elle pas venue de jeter parmi nous le cri avant-coureur des ruines: Les dieux s'en vont ! Mais non, nous en avons l'assurance, Dieu ne quittera pas notre patrie. Les ouvriers de destruction gagés par l'athéisme seront impuissants à l'en bannir.
Source : Gallica

La pieuvre moderne ou L'athéisme social (1881)

Il est trop vrai que le mal est contagieux comme la lèpre. L'intelligence qui se familiarise avec le mensonge, le coeur qui s'accoutume à regarder sans indignation les joies des pervertis et l'outrage à ce qui est saint, sont déjà déchus de leur noblesse et de leur virginité natives. C'est un triste spectacle que de voir tous les jours, entre les mains de l'ouvrier, du jeune homme et de la jeune fille, ces journaux inoculateurs d'incroyance et de déchéance morale. Sans doute la presse honnête répand les bonnes doctrines et réfute les mensonges des feuilles antichrétiennes.
Source : Gallica

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