Résumé

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Les Chances de salut et les conditions d'existence de la société actuelle… (1850)

Aujourd'hui ne perdons pas de vue que l'ennemi est là guettant l'occasion, habile à profiter de toute imprudence ou de toute faiblesse : n'oublions pas que nos lois sur l'enseignement et les concours lui fournissent ses chefs, la presse ses armes, le vote universel ses soldats; qu'en cas de victoire, la Constitution le rend le maître absolu de toutes les fortunes comme de toutes les existences, et que le point capital est de faire ensorte que la défense de la société ne soit pas abandonnée à la merci et au bon plaisir de ceux qui s'y trouvent à la gêne.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Les Chances de salut et les conditions d'existence de la société actuelle… (1850)

Je le dis hautement, le théâtre sans censure et la presse périodique sans répression efficace, mettent la société en péril. La presse a renversé le dernier gouvernement, quoique protégé par des barrières aujourd'hui abattues, que ne fera-telle point contre la société actuelle si on n'arrête ses ravages ? Mais le chef-d'oeuvre, le tour de force par excellence de ceux qui tournent chaque matin contre celle-ci leurs formidables batteries, c'est de lui avoir inspiré pendant tant d'années une incompréhensible admiration, un respect miraculeux pour ces mêmes machines qui la battent en brèche.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Les Chances de salut et les conditions d'existence de la société actuelle… (1850)

Là sans douté il y a progrès et progrès immense, mais le plus faible progrès moral est pour l'honneur d'un peuple supérieur à tous ceux-là.
Vous êtes philanthrope; votre âme déborde, et d'une immense étreinte, vous embrassez le genre humain; c'est bien, mais qu'importe, si dépensant tout votre amour au service de l'humanité il ne vous en reste plus pour défendre les intérêts de la patrie et de la famille. Votre sollicitude pour les droits de l'homme vous ôte le sommeil, qu'importe encore,
si aux droits de tous vous sacrifiez ceux de chacun?
Source : Gallica

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