Résumé

Coup d'oeil sur l'esprit du siècle… (1821)

Les grandes maladies des Etats sont celles dont le siége est dans l'opinion. L'opinion pervertie, égarée , corrompue, est, pour le corps politique, ce qu'est un sang vicié pour l'homme. Si l'on recherche comment on a préparé pendant le demi-siècle qui a précédé la révolution; l'oeuvre de tant de destructions aujourd'hui consommées, on reconnaîtra facilement que c'est par une action constante exercée sur l'opinion dans un sens opposé aux institutions, aux lois, à la religion de l'Etat. La presse est le levier puissant dont on s'est si habilement servi pour ébranler l'opinion.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'esprit du siècle… (1821)

Ils ne naissent pas libres, car il n'y a pas de liberté sans volonté et sans force, et l'homme naît sans volonté et sans force. Il naît au contraire dans la dépendance de tout ce qui l'entoure, et cette dépendance physique de l'enfance n'est que la figure sensible de la dépendance morale à laquelle l'homme est destiné comme être sociable; car, nous le répétons, il y a une pensée sociale, une croyance sociale, une volonté sociale, qui doivent être comme la source d'où découlent toutes les pensées, toutes les croyances, toutes les volontés privées.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'esprit du siècle… (1821)

Un gouvernement qui voudrait suivre l'opinion dans ses variations, ne serait plus un gouvernement; autorité serait où se trouverait la force, c'est-à-dire dans la multitude aveugle, dans l'ignorance, dans le caprice, dans la folie... Dès-lors, plus de stabilité dans l'Etat; chaque jour dévorera les institutions qu'il aura vu naître, et bientôt il ne restera plus à un peuple en touré de ruines, que l'orgueil de sa souveraineté et la rage de n'avoir plus rien à détruire.
Source : Gallica

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