Résumé

Auguste-Arthur Beugnot Avis aux honnêtes gens sur leurs erreurs et sur leurs devoirs… (1850)

La France s'ennuie ! Et la France crut, non pas seulement qu'elle s'ennuyait, mais qu'elle était malheureuse, humiliée, esclave, et qu'elle trouverait bonheur, gloire et vraie liberté dans la République que le poëte lui offrait. Elle sait aujourd'hui ce qu'il en coûte de frapper un gouvernement parce qu'il ennuie et d'en prendre un qui amuse : elle sait qu'un peuple qui fait une révolution pour un motif aussi frivole, qui sacrifie à un mot, à une antithèse, à une plaisanterie son bonheur et sa liberté, ce peuple eût-il un.
Source : Gallica

Auguste-Arthur Beugnot Avis aux honnêtes gens sur leurs erreurs et sur leurs devoirs… (1850)

Mais si la religion, cette grande école de respect, comme on l'a si bien dit, règne sur le coeur d'un homme et l'accoutume, de bonne heure, à réprimer les élans de révolte de sa raison, à croire et à respecter dans l'ordre des choses religieuses et morales, il croira et respectera dans l'ordre des choses politiques, parce que son coeur et son esprit auront contracté de bonnes et saintes habitudes qui régleront ses pensées et dirigeront ses actes. L'homme qui croit et qui espère, en religion, ne peut jamais être un mauvais citoyen. Il porte en lui-même la source des vertus civiques, la foi.
Source : Gallica

Auguste-Arthur Beugnot Avis aux honnêtes gens sur leurs erreurs et sur leurs devoirs… (1850)

Lorsque Bossuet formait ce voeu terrible, Paris vivait, comme la France, sous l'empire d'un pouvoir traditionnel et d'institutions que nul ne songeait à détruire. La royauté avec toutes ses conséquences n'inspirait pas seulement la crainte ou le respect, mais une sorte de foi politique qui n'osait ni examiner, ni juger, et la foi religieuse dominait les esprits et dirigeait les moeurs. Dans un tel état de choses, Paris pouvait donner de dangereux exemples, mais non altérer le caractère ni compromettre le sort de la nation.
Source : Gallica

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