Henri de La Broise

Résumé

Henri de La Broise Le Vrai et le faux libéralisme… (1866)

Quant nous, qui reconnaissons l'existence du bien et du mal et leur hostilité constante, nous plaçons la véritable Liberté dans le triomphe du premier de ces deux principes.
Le Mal est, dans l'ordre social, tout ce qui, au nom de l'individualisme, s'attaque à la liberté commune, en attentant à la propriété, à la vie, à la famille, à l'honneur des membres de la société. Toutes ces choses sont sacrées ; et si, au nom de son libre arbitre, l'individu peut leur porter atteinte, la société n'a pas le droit, en le laissant impuni, de se faire sa complice.
Source : Gallica

Henri de La Broise Le Vrai et le faux libéralisme… (1866)

Mais que les honnêtes gens ne s'y trompent pas. Si dans ce moment l'Église et la Religion semblent être seules en cause, si c'est sur elles que la Révolution a concentré ses attaques, c'est qu'elle a jugé que là était la force et le rempart de la société ; mais elle n'a point renoncé pour cela à ses projets de réforme sociale. Qu'on ne se laisse donc point duper par des sophismes. Le Libéralisme c'est la Révolution déguisée et la Révolution c'est le Socialisme, c'est l'anarchie, c'est le règne sanglant de l'échafaud.
Source : Gallica

Henri de La Broise Le Vrai et le faux libéralisme… (1866)

Il a fallu l'emportement de la haine, l'orgueil philosophique et l'aveuglement de l'esprit de système, qui sont les caractères distinctifs de la Révolution, pour que l'ouragan du siècle dernier ait détruit, sans examen, tant d'institutions éprouvées par l'usage et dont les siècles passés avaient constaté l'utilité. Il faut, aujourd'hui encore, notre amour propre, poussé jusqu'au délire, et notre engouement irréfléchi de toutes les nouveautés, pour que tant de préjugés injustes subsistent encore contre le passé, pour que nous le condamnions sans le connaître et sans même daigner l'étudier.
Source : Gallica

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