Résumé

Les Écrivains politiques du XIXe siècle… (1907)

Les deux partis politiques qui nous divisent, le parti de l'ancien régime et le parti révolutionnaire ne sont que l'image de ce qui se passe en chacun de nous : nos discordes civiles ne sont que le reflet de la discorde intérieure de notre âme. Il y a deux hommes, dis-je, en nous; il y a l'avenir, il y a le passé; il y a l'homme de la loi d'égalité, et l'homme de la loi de servitude. Notre âme, notre raison ne comprend
comme idéal que l'égalité; mais notre vie pratique ne réalise qu'inégalité et nos yeux ne voient pas autre chose.
Source : Gallica

Les Écrivains politiques du XIXe siècle… (1907)

Toute domination implique des classes distinctes, par conséquent des privilèges, par conséquent un assemblage d'intérêts qui se combattent, et, en vertu des lois faites par les classes élevées pour s'assurer les avantages de leur position supérieure, le sacrifice de tous ou de presque tous à quelques-uns. Le peuple est comme l'engrais de la terre où elles prennent racine.
Votre tâche, la voici, elle est grande : vous avez à former la famille universelle, à construire la Cité de Dieu, à réaliser progressivement, par un travail ininterrompu, son œuvre dans l'humanité.
Source : Gallica

Les Écrivains politiques du XIXe siècle… (1907)

La société, en proclamant la concurrence, n'a donc pas fait autre chose jusqu'ici qu'une grande ironie : c'est comme si elle avait organisé un champ-clos où des hommes garrottés et désarmés seraient livrés à d'autres munis de bonne's armes. Le spectacle de liberté que présentent le travail et l'industrie ressemble beaucoup, en vérité, au bagne de Toulon. N'importe, le peuple a gagné une grande victoire, puisque le droit de tous à toute industrie et à toute propriété est proclamé et reconnu.
Source : Gallica

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